Menu Fermer

Modification n°3 du Plan Local d’Urbanisme

Eléments d’avis d’Élan Savigny-Environnement sur le PLU de Savigny-sur-Orge :


1/ Généralités

Cette modification du PLU est censée prévoir l’état de la ville à long terme, pour les 40 ou 50 ans à venir. Cependant les travaux préparatoires à l’élaboration du PLU i ont déjà commencé et les orientations de cette modification pourraient être revues dans ce cadre. Cette modification du PLU nous parait donc n’avoir qu’une importance très limitée. D’autre part, un PLU se limitant à la Commune de Savigny-sur-Orge et qui ne prend pas en compte les territoires sur son pourtour ainsi que leur évolution, leurs projets de développement et d’équipements, parait une démarche inefficace.

Dans l’immédiat on se trouve dans une situation de grand besoin de logements et particulièrement de logements sociaux exigés pour satisfaire à la loi SRU et apporter une réponse au plus de 1000 demandes en attente. La suppression de la zone UG n’augmente pas sensiblement les possibilités de construire dans la zone UB, mais modifie la qualité de la transition entre la zone UB et la zone UH au détriment de la zone UH. Le besoin de logements sociaux à construire aurait pu être satisfait en d’augmentant, les pourcentages de logements sociaux dans les zones où ils sont définis. Il est à craindre que des pourcentages trop faibles de logements sociaux dans les zones de mixité sociale définies ne contraignent dans le futur à construire au-delà de la zone UB.

L’adaptation au changement climatique doit être prise en compte de manière urgente. Les adaptations au fil de l’eau ne peuvent être la solution. La modification du PLU proposée présente de nombreuses mesures à adopter pour tenir compte de cette nécessité mais elles sont souvent trop modérées ou pas assez contraignantes devant l’ampleur des phénomènes auxquels on doit s’adapter et de l’urgence qu’il y a à les mettre en œuvre. La nouvelle boussole en matière d’aménagement doit être l’alternative à la voiture et donc de proposer des alternatives efficaces  pour permettre à nos concitoyens de pouvoir utiliser les transports collectifs et les modes de déplacement actifs.

Il est nécessaire d’augmenter très sensiblement la place de la nature en ville et les mesures permettant de créer des îlots de fraîcheur dans les parties très urbanisées de la ville sont inexistantes alors que la disparition des jardins des pavillons qui seront supprimés pour pouvoir ériger du logement collectif ne sera que faiblement compensée dans ces nouveaux programmes.

Malgré l’augmentation relativement importante de la population de Savigny sur Orge, comme d’ailleurs dans nombre de villes alentour, la modification du PLU ne fait pas apparaître les équipements et services dont les habitants auront besoin, alors qu’ils sont déjà actuellement insuffisants.

Il convient enfin de s’assurer que les mesures prises débouchent bien sur les objectifs annoncés et la possibilité d’entreprendre des mesures correctrices si ce n’est pas le cas. En outre, notre association souscrit à la possibilité offerte par la MRAE d’avoir connaissance de ces éléments : les indicateurs de suivi, leurs évolutions et le mesures prises le cas échéant.

Quelques points majeurs que nous jugeons critiques dans ce PLU et qui justifient les réserves que nous

exprimons :

1/ Pas d’inventaire des parcelles communales et publiques et pas de prévision claire de leur utilisation. Or la ville a besoin d’équipements publics – notoirement insuffisants actuellement. Le document OAP précise : « Le PLU de Savigny-sur-Orge fait le choix d’inscrire des orientations d’aménagement et de programmation relatives aux modalités d’aménagement de 8 ensembles de terrains en vue de la réalisation d’opérations à dominante de logements, intégrant une part de logements locatifs sociaux ». Nous souhaiterions que ces opérations soient réalisées dans le cadre de ZAC permettant de mieux maîtriser les engagements en matière de logement social notamment, la cohérence globale des opérations et d’y insérer les équipements publics nécessaires.

2/ Les groupes scolaires de Savigny-sur-Orge manquent d’espace – le projet d’agrandissement de l’école Ferdinand Buisson a été une aberration prenant le prétexte que la subvention départementale ne pourrait être perçue que pour ce projet. D’autres secteurs scolaires sont dans un état plus critique et auraient mérité d’être rénovés.

 L’école Joséphine, malgré son caractère historique, ne présente d’intérêt à une rénovation qu’en tant qu’équipement municipal par exemple pour accueillir les associations en centre-ville du fait de sa proximité immédiate de la gare.

3/ Les reculs d’alignement que l’on distingue difficilement sur le plan de zonage devraient permettre d’améliorer en priorité les cheminements piétonniers et les rendre accessibles. Ce n’est pas le cas. Il est indispensable que les axes structurant de la ville ainsi que ceux dans lesquels circulent les bus laissent des trottoirs d’au moins 140 cm.  Une profonde restructuration du réseau de bus est toujours attendue après la mise en service du T12 et celle prévue du prolongement du T7 vers Juvisy-sur-Orge. De nouvelles accessibilités aux transports en commun apparaissent ou vont apparaitre en bordure de la ville et l’acheminement des usagers doit être amélioré.

4/ La création d’une zone UE dans le périmètre du Lycée JB Corot – Château – considéré comme bâtiment remarquable de la Ville alors qu’il n’est pas accessible aux habitants. Le PLU doit prévoir une étude en concertation avec le Département, la Région et l’Éducation Nationale pour préserver l’espace légitimement dévolu au Lycée et à l’enseignement et restituer à la Ville de Savigny-sur-Orge non seulement l’espace devant le Château à usage de promenade en continuité de la Place Davout, mais également le bâtiment lui-même, qui n’a pas vocation à l’enseignement, et pourrait recevoir des activités de culture, expositions, vie associative etc.

5/ Services publics déjà inadaptés aux besoins de la population actuelle. Ils seront encore plus insuffisants pour les populations qui viendront s’installer dans les nouveaux logements. (Écoles, poste, maisons médicales, résidences jeunes actifs ou étudiants, équipements culturels, etc.)

6/ L’opération de « renouvellement urbain » à Grand Vaux située en zone UP ne protège pas suffisamment les espaces verts et notamment le patrimoine arboré. Si les zones EVP ne peuvent pas être étendues, notamment pour permettre de mener à bien la rénovation urbaine, il faut que le PLU prévoit un minimum ambitieux à protéger au-delà des zones EVP.

7/ Très peu d’emplois sur place dans la ville. Les habitants sont donc amenés à se déplacer pour aller travailler. Beaucoup utilisent leur voiture. Les transports en commun ne correspondent pas aux besoins : cas du RER-C défaillant, de l’acheminent au tram T12. Les bus de rabattement doivent rapidement permettre l’accès à ces nouvelles stations. Il en ira de même pour l’accès au tram T7 lorsque celui-ci sera mis en service.

8/ Prise en compte insuffisante des volets « déplacements » et «biodiversité » (voir pages suivantes)

9/ Le développement attendu de la 5 G va voir affluer les demandes d’installations d’antennes et éventuellement de mats. Pour assurer la qualité des paysages urbains, la ville doit inviter les acteurs à mutualiser les relais et veiller à ce que leur intégration soit réussie.

2/volet circulations actives

Si la densification du bâti doit être prévue pour permettre d’au moins maintenir la population existante et souscrire à l’effort régional en matière de création de logements, cela ne se conçoit que si l’on prévoit simultanément d’encourager et faciliter l’usage des modes actifs et des transports en commun. Il faut aller au-delà des intentions et prendre les mesures pour y parvenir.

Cela implique le renforcement et la continuité des promenades, des sentiers et passages, la création d’itinéraires de circulations actives et l’amélioration des rabattements sur les gares et stations du RER C, du T12 et du T7 ; cela doit se faire avec le souci de participer ainsi aux objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, de renforcer les couloirs de biodiversité et de se raccorder aux schémas d’itinéraires cyclables des communes et agglomérations voisines.

Le projet de PLU pour Savigny-sur-Orge ne met pas en évidence les mesures à prendre à cet effet. Le plan de zonage laisse apparaître quelques réserves foncières opportunes mais pas de façon suffisamment claire et sans préciser leur vocation.

Comme le souligne le projet, le territoire de Savigny-sur-Orge est marqué par de nombreuses frontières, souvent très hostiles aux modes actifs : le faisceau ferroviaire, l’autoroute A6, le relief du coteau ; mais dispose aussi de potentialités qu’il faut renforcer le long des rivières de l’Orge et de l’Yvette, et le long de l’aqueduc de la Vanne.

Nous actualisons donc et complétons les propositions que nous avions faites pour le PADD en 2012 qui nécessitent des réservations dans le PLU. Depuis, le STIF a donné suite à nos demandes de désenclaver le quartier Grand-Vaux vers la gare d’Epinay-sur-Orge dans la réalisation du T12. Le syndicat de l’Orge a également avancé ses projets de continuité, mais peine à poursuivre ses efforts lorsque des problèmes fonciers se posent. Il faut renforcer ses actions et préparer l’avenir en permettant de saisir les opportunités de mutations

D’une façon générale, il faut inscrire en non constructibles les terrains nécessaires aux continuités douces de façon que chaque mutation permette l’acquisition au fil du temps des emprises nécessaires, sans risque qu’elles aient été construites.

Berges de l’Orge et continuité de la promenade en rive gauche de l’Orge

Il faut déclarer totalement inconstructible la berge rive gauche de l’Orge en la protégeant entièrement du nord au sud par un classement en N et non en U, et ce sur une largeur de 10 mètres à partir du haut de la berge. Ce classement doit interdire toute nouvelle construction et faciliter le passage en domaine public des parcelles encore privées. Ce classement peut cependant permettre éventuellement la pratique du maraîchage sous la forme par exemple de jardins partagés de proximité.

Sont particulièrement visées parce que privées et sans perspective d’accord ou de convention avec le Syndicat de l’Orge :

  • La berge entre le pont de la rue des Prés-Saint-Martin et les jardins familiaux aujourd’hui entièrement bétonnée et interdite au public.
  • La berge entre la rue de Morsang et l’école Kennedy où les deux copropriétés riveraines s’opposent au passage.
  • Les parcelles saviniennes en bordure de l’Orge situées entre le parc du Château de Morsang et le confluent de l’Orge et de l’Yvette.

Mais c’est aussi l’ensemble des terrains publics ou faisant déjà l’objet d’un projet de convention avec le Syndicat de l’Orge qui doit être réservé pour obtenir un couloir de biodiversité digne de ce nom et suffisamment large pour y insérer sans dommage une promenade continue et lisible en berge. Notamment : toute la berge au Nord de la rue des Prés-Saint-Martin, les jardins familiaux au droit de la résidence sociale des Prés-Saint-Martin jusqu’à l’aqueduc de la Vanne, la berge en traversée des deux lycées Corot et Monge, la berge du pré communal qui jouxte l’école Kennedy.

Accès à la Promenade de l’Orge depuis la rue des Rossays :

L’ouverture au public du passage obtenu avec l’extension du centre « Joie de Créer » entre l’Orge et le chemin des Franchises restera privé et fermé la nuit. Pour disposer d’un passage permanent pérenne, il faut réserver une bande de passage piétons et vélos en prolongement de la Villa Cristofaro à classer au domaine public et en prolongement de la rue de Quimper. Ces trois accès à l’Orge depuis la rue des Rossays sont illustrés ci-dessous.

Berges de l’Yvette

A l’instar de l’Orge, les parcelles saviniennes situées des deux côtés de l’Yvette doivent être réservées à la réalisation d’une promenade piétonne et cyclable, ainsi qu’à la restauration d’un couloir de biodiversité.

Trois zones sont concernées :

•           La berge rive gauche de l’Yvette le long de la rue de Charaintru et la rue Van Gogh

•           Les parcelles situées de part et d’autre de l’Yvette à l’ouest de la RD 257 en limite d’Épinay et au confluent de l’Orge et de l’Yvette (voir illustration précédente).

Continuité de la voie verte de l’Aqueduc de la Vanne en traversée du faisceau Paris – Orléans

La totalité des terrains des Eaux de Paris doit être particulièrement protégée et doit permettre la poursuite en traversée de Savigny-sur-Orge de la voie verte qui existe déjà entre l’Orge et Ris-Orangis, voie verte que le STIF va poursuivre jusqu’à Evry le long du tram-train et que le Conseil Départemental envisage de mener jusqu’à Mennecy en passant par le Domaine de Montauger, siège du service des Espaces Naturels Sensibles.

Le seul point dur pour poursuivre cette voie verte au nord jusqu’au domaine aéroportuaire d’Orly est le franchissement du faisceau ferroviaire Paris-Orléans. Le passage inférieur le long de l’aqueduc est en effet occupé par des installations techniques sensibles, semble-t-il incompatibles avec le passage du public. Le PLU doit donc prévoir une solution de franchissement supérieur ; la solution que nous proposons résoudrait en même temps la sécurisation de la montée de la [rue de la]Montagne Pavée par les cyclistes en leur évitant de se trouver nez à nez dans le virage avec des véhicules motorisés descendant la côte. La parcelle de terrain limitée par la rue de la MontagnePavée, le Chemin de Juvisy et les voies ferrées permettrait d’assurer un passage sécurisé des piétons et cyclistes parallèlement aux voies ferrées entre le chemin de Juvisy et la rue de la Montagne Pavée. Une passerelle réservée aux piétons et aux cycles pourrait être ultérieurement aménagée entre ce passage et l’avenue des Belles Fontaines pour pallier l’étroitesse du pont routier. Une jonction vers la vanne en amont pourrait être réalisée et donc prévue en lisière de l’EVP entre le chemin de Juvisy et la rue des Prés Saint Martin au droit de la vanne

Classée constructible en UBb dans le projet de PLU, la parcelle qui jouxte les voies ferrées le long du Chemin de Juvisy doit au contraire être réservée à la réalisation d’un passage pour piétons et cycles vers la tête du pont de la Montagne Pavée. Il faut la classer en N.

Pour compléter le dispositif, il faut élargir la rue de la Montagne Pavée depuis le pont jusqu’au sentier du même nom ; ce sentier est à élargir également.

Une continuité douce le long des voies ferrées doit également être prévue entre la rue de la Fontaine Blanche et le pont de la Montagne Pavée.

Ce faisant, on disposerait de trois itinéraires doux transversaux à l’aqueduc de la Vanne :

  • L’axe Chateaubriand – chemin de Juvisy au sud des voies ferrées.
  • L’axe Fontaine Blanche – Belles Fontaines longeant les voies ferrées au nord.
  • L’axe Duparchy – Romain Grimoux à flanc de coteau entre les voies ferrées (en empruntant le sentier de la Montagne Pavée) et l’axe routier Carnot- Paul Sumien.

Franchissements du faisceau Paris Orléans et accès à la gare du RER C

Quartier gare

Le nombre de voyageurs montant chaque jour dans le RER C à la gare de Savigny-sur-Orge (plus de 12 000) justifie pleinement d’aménager un deuxième accès au quai vers Paris en tête de train au Nord de la gare. C’est tout à fait possible et de plain-pied au niveau de l’ancienne gare de marchandises qui sert aujourd’hui de parking, accessible par la rue de la Fontaine Blanche; il convient qu’il soit accessible aux personnes en fauteuil et dispose d’une consigne à vélos sécurisée. Ces équipements devraient trouver leur place sur une zone classée UE au sein de l’urbanisation UBb prévue.

Le passage piétonnier souterrain existant qui relie la rue de la Fontaine Blanche au carrefour de la rue Charles Rossignol et de la Grande Rue est très utilisé ; il doit être rendu accessible aux personnes en fauteuil. Ce passage trouvera son prolongement jusqu’à la Promenade de l’Orge par le passage qui va être créé entre les deux lycées Monge et Corot.

Vers l’avenue Carnot, il faut améliorer sa continuité avec la rue Alexis Duparchy et le sentier des Cherchefeuîlles, ainsi qu’avec le Petit Chemin qui mènent tous deux à la rue Carnot.

Pour trouver le pendant pour accéder au quai sud vers Brétigny, il faut aussi prévoir le transfert dans le domaine public de l’allée de la Fraternité depuis la rue Nouvelle, afin d’aménager au fond de l’impasse un escalier d’accès au quai vers Brétigny (avec ou sans ascenseur).

On peut déplorer que la rénovation de la gare n’ait pas intégré ces opportunités à son programme.

Accès piétons et vélos à la gare par la rue de la Liberté et le parc des Marronniers

Entre la rue de la Liberté et la gare, il faut prévoir la réalisation d’un cheminement public pour piétons et vélos longeant le groupe scolaire Ferdinand Buisson. Ce cheminement pourrait être mutualisé avec des accès sécurisés aux écoles. Une bande de terrain doit être réservée à cet effet et déclarée inconstructible. Beaucoup plus tranquille que l’avenue du Général de Gaulle, cet axe offrirait un accès attractif au quartier gare, protégé de la circulation automobile.

Liaison douce entre la gare et Grand-Vaux le long des voies ferrées

S’il n’était interrompu au nord et au sud, le cheminement longeant les voies ferrées par la rue de l’Egalité serait un accès direct et tranquille pour aller de Grand-Vaux au quartier gare. Le PLU doit marquer la volonté et rendre faisable sa continuité en réservant les emprises suivantes :

•              Entre la rue Joliot-Curie et la gare, un passage dans la cour de l’école Joséphine doit être ouvert à la circulation des piétons et des vélos. La traversée du domaine SNCF jusqu’à l’abri à vélos existant doit pouvoir être négocié avec la SNCF.

•              Un passage de 4 mètres de large doit être déclaré inconstructible entre la rue de la Martinière et la rue de la Tourelle.

•              Au sud de la rue Marc Sangnier et jusqu’au prolongement de la rue Auguste Renoir réalisé] par le STIF pour créer un accès doux au pôle gare d’Epinay, une bande de 4 mètres de large doit être réservée le long des voies ferrées pour permettre un cheminement public des piétons et des vélos avec possibilité d’aménager une rampe pour descendre sur la rue Marc Sangnier en contrebas.

Sur l’illustration ci-dessus figurent en rose foncé les trois sections le long des voies ferrées qui nécessitent inscription au PLU. Figurent, également, en vert la réservation à faire le long de l’Yvette en bordure de la RD 257, le sentier existant rue Faidherbe à valoriser et celui à créer entre la rue Carnot et le parc des Marronniers dans l’axe de la rue de la Liberté.

Liaison douce entre l’avenue Honoré de Balzac et la voie verte existante rue de
Charaintru

L’intention de réaliser un itinéraire cyclable longeant l’autoroute A6 doit être clairement manifestée entre l’avenue Honoré de Balzac et la voie verte existante rue de Charaintru. Les stations du Tram T12 de Petit-Vaux et de Gravigny-Balizy ne sont pas très éloignées.

Traversée douce du domaine de la Ferme Champagne

Les constructions sur les terrains laissés libres par le Ministère de la Justice doivent inclure leur
traversée jour et nuit par les piétons et les cyclistes, en particulier pour faciliter l’accès vers l’Intermarché de Juvisy et au-delà à la station Observatoire du T7, en prolongement des rues Albert Sarraut. Si l’aménagement de la piste cyclable sur la Vanne a permis une solution, la présence de chemins naturels allant de la rue Marsaudon à la rue des Palombes montre le besoin de les aménager.

Un autre aménagement pourrait être réalisé reliant la rue Robert Leuthreau au Boulevard des Belges en proximité de la rue Anatole France pour rejoindre la N7 comme indiqué ci-dessous. Il aurait l’avantage de pouvoir donner un accès direct au parc Champagne depuis la piste cyclable de la Vanne.

Franchissement de l’autoroute A6 par la RD 25

Le classement en UBb d’une partie de l’échangeur d’A6 avec la RD 25 laisse à penser que des constructions seraient possibles entre les bretelles d’accès. C’est surprenant. Quoi qu’il en soit, le franchissement par les piétons et encore plus par les cyclistes de cet échangeur – pourtant passage obligé pour rejoindre la gare d’Epinay en correspondance avec le Tram  T12  est difficile. Il serait souhaitable de réserver la possibilité de réaliser une passerelle cyclable enjambant l’A6 d’un côté ou de l’autre. A cet effet, il faut prévoir d’utiliser tout l’espace latéral à la RD 25disponible pour asseoir une passerelle cyclable et des cheminements piétonniers latéraux améliorés.

Jonction de la piste cyclable au carrefour du Bardy

Afin de relier en toute sécurité les deux pistes cyclables aménagées sur la Vanne de part et d’autre du carrefour, il convient désormais d’aménager ce carrefour particulièrement fréquenté.

3/volet biodiversité

La ville de Savigny s/Orge, la commune est « peu bâtie (17 %) » car majoritairement pavillonnaire. L’observation minutieuse des divers quartiers, effectuée sur Google Maps , confirme cette impression.

Effectivement ce milieu urbain présente de nombreux végétaux ligneux émergeant au-dessus des clôtures des parcelles et laissant supposer une flore dense et variée dans les jardins.

D’une campagne d’investigation et reconnaissance de la flore locale que nous avons effectuées entre 2012 et 2014, sur trois cycles de végétation, au cours de simples promenades, il résulte que plus de 220 espèces ont été répertoriées strictement dans des espaces verts urbains (parcs, squares, domaine de l’Aqueduc de la Vanne) et des lieux publics, de surface parfois très restreinte. Ces promenades n’incluent pas de propriétés closes tel le Parc du Château mais accordent une grande importance à la flore rudérale de la rue, selon des préoccupations comparables à celles de programmes et projets scientifiques très actuels comme « Sauvages de ma rue »[1] et les études de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis (ODBU)[2].

La ville de Savigny s/Orge bénéficie d’un atout important en trame verte et bleue du fait de l’existence sur le territoire de deux rivières (Orge et Yvette) et de l’Aqueduc de la Vanne, presqu’entièrement végétalisé sauf l’étroit passage à l’air libre, au-dessus de l’Yvette aux Prés Saint-Martin mais situé dans une zone de ripisylve développée qui assure la continuité de la biodiversité.

En fait si l’on se réfère au Plan de Zonage du projet de PLU on s’aperçoit que les nombreuses taches vertes des parcelles et les infrastructures sportives, considérées (en Légende) comme « zones naturelles » ne le sont guère, car très anthropisées, étant plantées de Synanthropiques cultivées. Ces parcelles ont donc un fort taux d’artificialisation. Toutefois elles sont indispensables à la continuité des composants locaux de la biodiversité et elles doivent faire l’objet d’un maintien rigoureux.

La question des ilots de fraicheur afin de faire face au dérèglement climatique pourrait également privilégier l’identification des parcelles détenues par la ville sur lesquelles soit en partie soit en totalité seraient plantées d’arbres de haute tige permettant de créer de l’ombre, augmenter l’évapotranspiration et servir de refuges aux différents animaux. On pourrait notamment planter d’arbres la parcelle récemment acquise par la Ville à l’angle du boulevard Aristide Briant et de la rue Aurillon. De la même façon, la parcelle à l’angle de la rue de Paris et la rue des Petits Champs pourraient être plantées de haute tige qui n’auraient pas vocation à être taillés.

Il est extrêmement regrettable que les lignes de chemin de fer de ce Plan de Zonage ne soient pas encadrées de vert car la végétation spontanée, essentielle à la biodiversité régionale, y est très représentée sur les bermes du chemin de fer, formant un important couloir de végétation. Bien qu’il soit impossible d’en faire un inventaire exhaustif par suite du règlement d’interdiction en vigueur aux abords des voies ferrées, elle est bien visible et facilement identifiable au moins pour les sujets ligneux indigènes et les herbacées à grandes fleurs échappées des jardins et naturalisées. Cette lacune dans le zonage est d’autant plus regrettable que ce chemin de fer coupe l’Aqueduc de la Vanne et que la continuité de la trame verte doit absolument être préservée du mieux possible à ce niveau névralgique. Tout au long du coteau de l’Orge, de Juvisy s/Orge à la gare RER de Savigny, et de part et d’autre d’une large zone incluant les voies ferrées et de petites parcelles en friche (exemple Chemin de Juvisy) et il est primordial de repenser ce classement afin que cette large station végétalisée soit protégée et reste inconstructible (sans compter les insupportables nuisances sonores et vibratoires impactant les populations résidant trop près des voies ferrées).

Enfin pour faciliter l’accès à la promenade de l’Orge, malheureusement interrompue au niveau de la rue des Prés Saint Martin, la réhabilitation et la mise en sécurité du large passage souterrain débouchant boulevard de l’Orge permettrait de retrouver rapidement la promenade, laquelle a actuellement un accès contournant le grand ensemble des Près Saint Martin. Ceci faciliterait le « vivre ensemble », à savoir les échanges et les promenades entre quartiers.

Quant à la faune, d’après nos observations, le morcèlement par les clôtures, n’impacte pas ou peu de nombreux taxons, qu’il s’agisse :

–           d’insectes,

–           d’oiseaux (qui, par ailleurs, disséminent de nombreuses graines) mais le déclin des petits passereaux (chardonnerets, moineaux), général en milieu urbain quoi qu’encore mal expliqué ainsi que l’installation d’exotiques (perruches) sont des phénomènes inquiétants à surveiller par des experts,

–           de mammifères : écureuils sautant d’arbre en arbre, chauve-souris, renards, fouines et rongeurs (terriers assez profonds pour traverser sous les voies de circulation). Au pire, les hérissons sont impactés par la circulation et leur embonpoint qui les retient dans les grillages de clôture mais leur disparition est surtout due à l’empoisonnement de leur nourriture (gastéropodes, fruits tombés, lézards) par les pesticides encore trop présents dans une majorité de jardins.

Modification du classement du terrain (parcelles 38 et 39) entre la rue Robert Leuthreau (angle) et le Bd Des Belges.

Le classement en zone réservée à destination équipement et voirie ne correspond pas aux orientations du PLU. Nous demandons son classement en zone naturel ou agricole.

4/volet santé

Comme indiqué par le rapport de la MRAE, il serait souhaitable que la modification du PLU prenne en compte la question de la lutte contre le bruit. Certains secteurs de la Ville étant particulièrement impactés, en particulier le long du boulevard Aristide Briand, de la ligne SNCF ou de l’autoroute, une telle prescription de limite de niveau sonore à l’intérieur des logements doit figurer

Le développement du Sport/Santé passe par de nombreux dispositifs au titre desquels l’utilisation des mobilités douces. A cette fin, il est nécessaire que le PLU encourage cette utilisation par la qualité et la pertinence des cheminements et l’accès aux transports en commun et des circuits cyclistes comme celui de Seine Chevreuse.

Pour des cheminements piétons, il est indispensable que les axes structurants disposent de trottoir sur lesquels sera posé du mobilier urbain et notamment des bancs et autres sièges afin que les personnes qui le souhaitent puissent s’y reposer.

La Ville qui fait face à une augmentation significative de construction de logements collectifs en lieu et place du logement pavillonnaire doit prendre conscience de la disparition d’espaces verts. Ceux-ci sont et seront nécessaires dans l’avenir du fait du dérèglement climatique. Elle doit prévoir des îlots de fraîcheur tant dans les OAP que dans les secteurs prévus à la densification.

1- http://sauvagesdemarue.mnhn.fr/sauvages-de-ma-rue/presentation

2- https://ressources.seinesaintdenis.fr/Nos-donnees-naturalistes-scientifiques


Partager…
Publié dans Biodiversité & Urbanisme

Articles connexes